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Précisions

Sur Thomas Guénolé, publié sur Facebook

La France Insoumise pêche la sardine avec Guénolé, saint co-patron de son école pour militants.


     La critique du libéralisme des origines par Guénolé est typique de la critique économique de l’économie. Sa défense d’Adam Smith (1723-1790, prêtre anglican, philosophe et économiste écossais) est significative, puisque « la vaste majorité des gens qui citent des auteurs ne les ont en réalité pas lus » et ne savent pas dissocier, chez Smlth, les écrits philosophiques de ceux de l’économie politique.

     Guénolé évoque de l’ouvrage méconnu de Smith, Théorie des sentiments moraux (1759) : « Tout homme devrait être guidé par la morale et l’altruisme ». Il est évident que les vilains patrons devraient être plus gentils avec les ouvriers ! Dans l’Ecosse de Adam Smith, les travailleurs des mines de charbon, hommes, femmes et enfants, portent un collier avec l’inscription du nom du propriétaire de la mine. Le libéralisme politique de Smith s’entend donc comme la "liberté naturelle" qui permet à tout homme de porter et mettre en concurrence, sans aucun obstacle, son activité et son capital. Pour la démarche « naturaliste » du libéralisme, la justice sociale n’existe pas – quand bien même si selon l’école écossaise des sentiments moraux, dont SMITH était le représentant le plus éminent - les hommes sont attirés les uns vers les autres par sympathie. C’est une fatalité naturelle qui justifie la « loi d’assistance aux pauvres »( Old Poor Law), par laquelle le « miséreux n'est pas seulement une victime qui mérite la charité de cœurs chrétiens ; c'est aussi un marginal dangereux pour l'ordre social. » (Encyplodia Universalis).

     La formule, tirée d’une lecture superficielle de l’ouvrage de Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations(paru en 1776), « les maîtres sont en tout temps et partout dans une sorte de ligue tacite, mais constante et uniforme, pour ne pas élever les salaires au-dessus du taux actuel » n’est que la reprise de l’ouvrage de Richard Cantillon (1680 – 1734, financier et économiste d'origine irlandaise, ayant fait fortune en France grâce au système de John Law), Essai sur la nature du commerce en général publié, en 1755 de manière posthume. C’est à partir de cette lecture que Smith a construit son argumentation du « prix naturel ». En effet, le français Pierre Le Pesant de Deboisguilbert (1646-1714, de l’ Ancien Régime), l’avait convaincu d’un rapport naturel des prix d’équilibre (égalisant l’offre et la demande), né des « proportions qui font la richesse ». ».

     La citation de Guénolé se voulant explicite n’explique en rien le « bon » libéralisme de Smith, qui estimait que la formation des coalitions ouvrières était une atteinte à la « liberté naturelle ». Comme en écho à Smith , c’est « tout naturellement » que Hayek considère que les syndicats attaquent le système libéral à sa racine dans le jeu libre du marché de la « force du travail » !

     Les déclarations de Guénolé sur les médias prêtent à rire ou à pleurer. C’est selon le « spectacle ».

     Quand Guénolé affirme « nos porte-paroles politiques, nos intellectuels engagés, les acteurs d’ONG alter-système, doivent faire l’effort d’intervenir dans les mass medias pour y porter une parole dissonante», il ne fait que se couvrir tout en cautionnant la recherche d’honorabilité de la revue d’extrême droite Krisis, fondée par Alain de Benoist, qui l’a publié dans son numéro 48. Il est vrai qu’en 1992, Mélenchon y défendait, en « nationaliste européen »,  le compromis de gauche qu’était le traité de Maastricht . Ce qui n’est pas contradictoire avec sa déclaration sur France Info, le lundi 17 octobre 2013 : « C’est quand même incroyable de voir qu’on passe pour un révolutionnaire quand on est simplement keynésien. »

    On n’oubliera pas les arquelinades de Raquel Garrido, ancienne porte-parole de Jean-Luc Mélenchon lors des dernières élections présidentielles, devenue chroniqueuse sur la chaîne C8 du milliardaire Vincent Bolloré. Elle y reçoit son compagnon le député de la FI Alexis Corbière, dans la même émission « Les terriens  du dimanche» de Thierry Ardisson, Le 11 février 2018, ils ont avoué,  à tous ceux qui comme moi s’en foutent, avoir été mariés par un maire du FN, cousin de Corbière. Tout ce badinage est autorisé puisque Mélenchon, lui-même, avait vanté son régime à base de quinoa dans une vidéo mise en ligne par Gala le vendredi 2 septembre 2016. A une époque où la cure d’austérité est de rigueur pour le peuple, ces pitreries n’ont qu’un seul intérêt : l’électoralism, donc la duperie !

     On comprendra donc que Guénolé ne dénonce pas les patrons de presse, ceux qui paient la « pédagogie » généralisée. Qui paye donc Guénolé ?

     L'ordre médiatique dominant est celui du parti pris. Il se caractérise par son défaut du pluralisme, un encadrement du débat politique, une emprise des sondages (et des instituts qui en font le commerce) et son implication dans le libéralisme économique. La liberté d'informer est essentiellement compromise par les contraintes imposées par la marchandisation de l'information (emprise de la publicité) qui pèsent sur les journalistes. Là où les journalistes sont les plus dépendants et les plus fragilisés, c'est dans les médias de plus en plus concentrés et financiarisés. Le droit d'être informé suppose celui des journalistes de pouvoir informer. Ce qui justifierait a minima une loi sur l'information ainsi que son contrôle par un Conseil National Indépendant des Médias, que propose « Le Peuple Président » en même temps que la suppression de l'ENA et les réformes de l'Ecole Polytechnique et de Sciences Po, dont est issu Guénolé !