29 mai 2005

Le projet de traité constitutionnel européen, 
rejeté par  54.67 % des votes

   La quasi-totalité des médias firent activement campagne pour le OUI [1]. Ils marquèrent à jamais la République du sceau de l’anathème des apologues intégristes

   On a ainsi pu voir un Michel Rocard clamer haut et fort qu’il « ne respecte pas les défenseurs du « non » au traité constitutionnel qui se prétendent pro-européens »[1]. Et Jean-Marie Cavada d’atteindre le sommet de la bêtise « godwinesque »[2] politico-journalistique en tonitruant que « ceux qui font la fine bouche devant la Constitution européenne (devraient) avoir en mémoire les photos d’Auschwitz »[3].

   La connerie étant universelle, souvenons-nous du réfrendum de 1992, sur Maastricht, quand le sénateur Mélenchon ânnonait que "ce traité était un bon compromis pour la France". Le Monde, soi-disant quotidien de référence, avait atteint le point Godwin : « Un non au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir »[4]. 

[1] https://www.acrimed.org/10-ans-apres-retour-sur-le-traitement-mediatique-du-referendum-sur-le-TCE

[2] Michel Rocard, Le Monde, 22 septembre 2004, cité par Anne-Cécile Robert, Labyrinthe social-démocrate, Manière de voir, août 2012..

[3] Le point Godwin : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1. »

[4] cité par Serge Halimi, ibid.

[5] Le directeur du Monde en 1992 à propos du référendum sur Maastricht, cité par Serge Halimi, ibid.